jeudi 11 juillet 2019

L'île aux mille sources de Sarah Lark





Londres, 1732. Nora, la fille d’un riche négociant, a perdu Simon, son premier amour, avec qui elle rêvait d’horizons lointains. Pour satisfaire ses envies d’exotisme, la jeune femme accepte d’épouser un veuf bien plus âgé qui possède une plantation en Jamaïque.
Nora embarque alors pour les Caraïbes, à la découverte d’une île enchanteresse. Mais, bien vite, elle déchante : les conditions de vie des esclaves dans les champs de canne la révoltent.
Décidée à faire évoluer les mentalités, Nora pourra compter sur le soutien de Douglas, le fils d’Elias. Mais la révolte gronde, qui pourrait bouleverser à jamais la vie de Nora.
Avec cette nouvelle saga, Sarah Lark nous entraîne sur les pas d’une héroïne forte et attachante, à la découverte de contrées lointaines où tout reste à inventer, à commencer par sa propre destinée.

Mon avis

Les éditions de l'Archipel nous propose un roman dépaysant et attractif dans lequel Nora jeune anglaise éprise de liberté et cherchant à s'affranchir des règles établies nous fais découvrir la Jamaïque et l'esclavage des noirs. En effet après la mort de l'homme qu'elle aime, Nora va accepter de se marier avec un exploitant de canne à sucre pour vivre dans ce pays enchanteur. Elle fera rapidement la connaissance de son beau-fils le beau Doug.
Nora est une héroïne telle que je les aime, qui partent à l'aventure, quittent leur zone de confort afin de découvrir de nouveaux horizons et une autre manière de vivre. En aidant les esclaves et en prenant soin d'eux, elle s'affranchit des codes et des règles établies.
La vie de Nora n'est pas toute rose mais elle affronte les difficultés avec beaucoup de force et de bravoure.
Sarah Lark nous brosse aussi un tableau très détaillé de l'esclavage et de la conditions des noirs à la Jamaïque. J'ai appris des choses à travers ma lecture: les mauvais traitements, les avortements...
L'île aux mille sources est une belle découverte qui m'a dépaysée toute en me faisant réfléchir sur la condition humaine. Que demander de plus à un roman.

mardi 2 juillet 2019

la vie rêvée des chaussettes orphelines par Marie Vareille



Sur le papier, Alice va très bien : célibataire parfaitement assumée, elle a une carrière en or dans la finance à New-York, un loft avec vue sur Central Park et un secret si profondément enfoui qu’elle peut presque prétendre l’avoir oublié. Certes, elle ne dort plus sans somnifères, elle collectionne les crises d’angoisse, les TOC et les névroses, mais on ne va pas en faire tout un plat. Tout le monde a ses petits secrets, non ? Mais le problème avec les petits secrets, c’est qu’ils peuvent générer de grosses complications... et si Alice est devenue experte à fuir le passé, elle est beaucoup moins douée quand il s’agit d’affronter la réalité.

Mon avis

Enfin un livre qui me sort de ma panne de lecture et de mes lectures un peu moyennes  de ces derniers temps. Je redécouvre grâce à ce roman la plume de Marie Vareille et je dois bien avouer que je suis séduite par cette histoire et par son héroïne Alice. Alice est une jeune américaine fraichement débarquée à Paris. Ayant la double nationalité elle parle parfaitement français et ne tarde par à trouver dans une start up concevant une application censée réunir les chaussettes orphelines. Le récit de sa vie parisienne est émaillé des pages de son journal intime datant de quelques années. Dès le départ nous nous rendons compte qu' Alice a quelque chose à cacher et à du mal à vivre avec son passé.
Comme vous l'avez compris j'ai adoré ce roman que j'ai lu d'une traite en une journée. L'écriture est dynamique basée sur une double temporalité. Les personnages sont attachants. Alice est une jeune femme pleine de tics et d'angoisses ce qui la rend encore plus attachante.
L'auteure aborde aussi la difficulté à procréer pour une femme et la procréation médicalement assistée avec beaucoup de justesse et de sensibilité.
Les liens au sein de la fratrie sont également abordés puisqu' Alice a une soeur de 11 mois sa cadet avec laquelle elle entretient des rapports ambivalents.


lundi 1 juillet 2019

Eden par Jeanne McWilliams Blasberg



À la mort de son mari, Becca Fitzpatrick découvre que ses finances sont au plus bas et que leur maison de vacances, Eden, devra sûrement être vendue. Tandis que toute la famille se réunit le temps d'un dernier été pour profiter de ce paradis bientôt perdu, Becca prend une décision irrévocable : le 4 Juillet, jour de la fête nationale, elle lèvera enfin le voile sur un secret qui la hante depuis des années. Au fur et à mesure que la date fatidique approche, Becca replonge dans son passé : la brusque ascension sociale de son père, fils d'immigrés allemands, le destin des frères et celui, tragique, de sa propre mère... Dans la chaleur tranquille de Long Harbor, elle s'apprête à bouleverser un siècle d'histoire familiale.

Mon avis

Jeanne McWilliams Blasberg nous livre une saga familiale rafraichissante et attachante. Au lendemain de la mort de son mari Becca se retrouve contrainte d'envisager la vente d'une partie de leur bien dont une maison de famille qui l'a vu grandir au fil des étés. Accompagnée de sa fille et de sa petite-fille, elle va vivre un dernier été à Eden. Mais comme bien souvent l'histoire se répète et nos 3 femmes ne sont pas au bout de leurs peines.
Ce roman présente de allé retour entre le passé et le présent, l'occasion pour l'auteur de revenir  sur le passé de la demeure et de la famille qui l'occupe. Il s'agit donc bien d'une saga familiale puisque qu'Eden a vu défiler plusieurs génération en son sein. Le passé bien souvent permet d'éclairer la situation actuelle de personnages et nous donne l'impression que malgré la volonté farouche des différents protagonistes, l'histoire se répète.
Eden est une invitation au voyage et aux vacances. On s'y croirait.

mercredi 26 juin 2019

Au loup par Lisa Ballantyne




L’accusé : Nick, prof de théâtre au collège, époux et père comblé, est un homme épanoui. Un soir, une visite de la police. Le voilà accusé d’agression sexuelle par une de ses élèves de douze ans. En quelques heures, l'angoisse, la honte, l'épouvante s'abattent sur sa vie. Alors que l'opinion publique crie au loup, Nick doit faire face au raz de marée qui menace d’engloutir sa réputation, son travail, sa famille. La victime : Angela déteste ses parents, ses camarades, sa vie. Après un suicide raté, elle explique son geste à sa mère : son professeur de théâtre l'a touchée, contre son gré. Le mot est lâché. La voilà soudain propulsée au centre de toutes les attentions, mais aussi la cible des pires ragots au collège. Dépassée par les événements, elle se réfugie dans un mutisme qui sonne comme un appel au secours. Coupable ou innocent ? Victime ou menteuse ? Ce qui est certain, c'est qu'il n'y a pas de fumée sans feu. Pour ces deux êtres blessés, le salut ne pourra advenir qu’à une seule condition : que la vérité éclate au grand jour.

Mon avis

Angela, adolescente mal dans sa peau, suit depuis peu de temps un cours de théâtre au collège. Il voue une admiration sans borne à son professeur Nicholas Dean. Jusqu'au jour où suite à une tentative de suicide ratée elle avoue à sa mère avoir été abusée sexuellement par celui-ci.
Tel est le point de départ de ce nouveau thriller psychologique écrit par Lisa Ballantyne. Impossible de deviner la fin malgré les indices semés par l'auteur. L'alternance des point de vue et la brièveté des chapitres donnent beaucoup de rythme à l'intrigue. Impossible de le lâcher. Angela dit-elle la vérité ? Nick Dean est-il coupable tels sont les questions que vous vous poserez tout au long de votre lecture.

mardi 25 juin 2019

Un point d'interrogation est un demi-coeur par Sofia Lundberg




La magnifique destinée d’une femme  tiraillée entre deux continents
  Elin connaît un succès immense comme photographe de mode à New York. Elle vit seule avec son mari dans un superbe loft à terrasse panoramique depuis que leur fille a commencé l’université. Aux yeux de sa famille, elle consacre trop d’heures à son métier, mais Elin est passionnée et trouve ainsi son bonheur.

C’est alors qu’une lettre venue de Suède, son pays d’origine qu’elle a laissé derrière elle depuis fort longtemps, va la foudroyer. En quelques mots, elle replonge dans un terrible secret enfoui depuis l’enfance. Un secret qui la fait culpabiliser depuis des années.

Entre Manhattan aujourd’hui et Gotland dans les années 1970, où Elin vécut des premières années très rudes, se déploie le bouleversant portrait d’une femme qui s’est construite toute seule malgré mille embûches.

Avec une grande finesse, et une habile manière de distiller de l’émotion à chaque page, Sofia Lundberg signe ici un deuxième roman très réussi.


Mon avis

 J'avais beaucoup aimé l'an dernier le précédent roman de Sofia Lundberg Un petit carnet rouge et c'est avec plaisir que j'ai retrouvé sa plume malgré une première partie du roman un peu lente.
Dans ce nouveau roman Sofia Lundberg nous narre l'histoire d'Elin photographe de talent à New York. Passionnée par son travail, elle a tendance à le faire passer avent sa famille et son mari. Elle reçoit une lettre de son ami d'enfance qui va la bouleverser et faire émerger des souvenirs qu'elle aurait préféré oublier à jamais.

Comme dans son précédent roman, l'auteure nous propose une double temporalité avec d'une part la vie actuelle d'Elin à New York et d'autre part son enfance à Gotland en Suède. L'émergence du passé permet d'éclairer la vie actuelle de notre héroïne. Elin est une femme marquée par son passé, pleine de culpabilité et de regrets.
Ce ne fut malheureusement le coup de coeur auquel je me serai attendue. Ayant adoré Un petit carnet rouge je m'attendais à éprouver le même plaisir. Bien que j'ai bien aimé ce roman, j'ai regretté les longueurs de la première partie. L'intrigue peine à se mettre en place et la présence du passé arrive trop vite à mon goût au début du roman.

lundi 24 juin 2019

Cinq ami(e)s au soleil de Emma Sternberg




Un amour perdu…
Quand Linn surprend son fiancé dans les bras de sa meilleure amie, elle est désespérée. Au même moment, elle apprend que sa lointaine tante Dorothy lui lègue une maison dans l’État de New York.
Linn traverse aussitôt l’Atlantique pour découvrir, dans les Hamptons, la grande demeure au bord de la mer, pleine de charme et un rien délabrée, qui désormais lui appartient.
Surprise ! Elle est encore habitée par les colocataires de tante Dorothy, cinq seniors complices qui aiment la vie et savourent chaque moment.

… cinq ami(e)s trouvés !

Adoptée par cette communauté atypique, Linn se laisse charmer par leur philosophie et leur humour. Et reprend doucement goût à l’existence.
Elle qui était décidée à vendre la maison pour empocher l’héritage se prend à douter. D’autant que Ted, le fils d’une de ses nouvelles amies, ne la laisse pas indifférente…


Mon avis

Je remercie tout d'abord Mylène des éditions de l'Archipel de m'avoir permis de découvrir ce roman. Je dois avouer qu'à la lecture de la couverture, il avait tout pour me plaire.Un héritage, une vieille maison, un secret de famille, il ne m'en fallait pas plus. Tous les ingrédients étaient réunis . Je dois avouer que je n'ai pas été déçue.C'est avec plaisir que je me suis lancée dans ma lecture et j'ai littéralement dévoré ce roman.
Un concentré de bonne humeur, une histoire qui fait du bien et qui redonne du baume au coeur.
Linn en rentrant chez elle, découvre son fiancé Martin en fâcheuse posture avec sa meilleure amie. Désespérée, elle décide de le quitter sur le champ. C'est sans compter sur l'arrivée d'un généalogiste qui lui annonce qu'elle a hérité d'une grande- tante qu'elle ne connait pas. La plus grosse partie de l'héritage est composée d'une maison et plus particulièrement d'une pension de famille dans les Hamptons qui accueillent de joyeux septagénaires.

J'ai beaucoup aimé l'aspect intergénérationnel de ce roman: les personnes âgées sont dynamiques et attachantes. Il se crée un lien très fort avec Linn.

L'écriture est légère sans être simpliste et on se retrouve embarquer dans les aventures des différents protagonistes.
L'atmosphère de Hamptons invite aux vacances, à la détente. J'ai rêvé, j'ai voyagé à l'évocation de la maison et de son jardin!.
5 amies au soleil est une invitation à la détente, une parenthèse estivale dans un monde pas toujours rose. Un bonbon acidulé à savourer sans modération.

mercredi 19 juin 2019

Chaque fidélité par Marco Missiroli

Mortel mariage de Mary Jane Clark

 
 
Après avoir été actrice dans une série télévisée,Piper s'est reconverti dans la créa de gâteau de fête. Le prochain mariage pour lequel elle doit réaliser une pièce montée est celui de sa cousine Kathy,en Floride. Mais à son arrivée dans l'hôtel de rêve où travaille la future mariée,Piper la trouve très inquiète :Shelley, l'autre demoiselle d'honneur,a disparue depuis plusieurs jours. Piper ne peux s'empêcher de mener l'enquête. De l'entourage des mariés au personnel de l'hôtel, personne n'échappe à ses soupçons. Mais à force de fourrer son nez partout Piper se met elle-même en danger... Sera-t-elle la prochaine victime ?
 
Mon avis
 
 C'est avec plaisir que je retrouve Piper Donovan qui une fois encore se retrouve confrontée à une série de meurtre lors du mariage de sa cousine Kathy dont elle est la demoiselle d'honneur. Devant confectionner la pièce montée du mariage, Piper se rend en Floride, accompagnée par ses parents, auprès de sa cousine. Très rapidement, elle se trouve confrontée à une disparition inquiétante. Shelley, l'autre demoiselle d'honneur de Kathy a disparu mystérieusement. C'est dans un cadre enchanteur que Piper Donovan va mener l'enquête.
Encore une fois il s'agit d'un roman feel-good. Certes il y a une enquête mais tout se déroule en douceur dans une atmosphère feutrée et luxueuse une fois encore. on est immergé dans des paysages idylliques. La faune et la flore locales sont largement évoquées. J'ai appris des choses durant ma lecture sur les tortues de mer et les poissons globes.
Comme dans les précédents opus l'ambiance est gourmande puisque nous suivons pas à pas la réalisation de la pièce montée.

Comme vous pouvez vous en douter ce fut un bon moment de lecture. J'ai été happée par le roman et l'intrigue. Je me suis sentie dépayser. Enfin un bon policier feel-good.
 
 

dimanche 16 juin 2019

Qui ne se plante pas ne pousse jamais de Sophie Tal Men






Lorsqu'elle apprend qu'elle est malade, Jacqueline mesure plus que jamais le prix de chaque instant. Au crépuscule d'une vie riche d'expériences et de souvenirs, elle veut faire partager son goût du bonheur aux deux êtres qui comptent le plus à ses yeux. Alexandre, le garçon qu'elle a élevé, jeune interne en médecine, et Margaux, sa petite-fille, qui travaille dans l'illustre chocolaterie familiale. Tous deux ne sont qu'à la moitié du chemin et déjà happés par leur vie professionnelle ! Depuis les falaises du Cap Fréhel où la vieille dame les a réunis, elle met sur pied un projet un peu fou pour qu'enfin ils ne s'empêchent plus de rêver et écoutent battre leur coeur. Car savoir qui on est, c'est savoir où on va... sans redouter les obstacles qui vous font grandir !
Une histoire pleine de générosité, fraîche et optimiste. Sophie Tal Men nous invite à savourer la vie, à la croquer à pleines dents, comme une tablette de chocolat !

Mon avis

J'aime beaucoup les romans de Sophie Tal Men et c'est avec plaisir que je me suis plongée dans son dernier roman. Jacqueline, octogénaire dynamique découvre une jour qu'elle est atteinte d'une maladie neuro-dégénérative. Elle décide donc de profiter du peu de temps qui lui reste à vivre et de ses proches et plus particulièrement de sa petite fille Margaux et de son petit-fils de coeur Alexandre.Margaux travaille pour la chocolaterie de son père qu'elle développe à l'internationale tandis qu' Alexandre est interne aux Urgences. Ils ne se sont pas revus depuis dix ans. Plus particulièrement depuis la mort de cette dernière.
Arrivera-t-elle à les réunir une dernière fois ?
Encore une fois j'ai beaucoup aimé la plume de Sophie Tal Men. L'écriture est simple et facile d'accès, on se retrouve vite immerger dans l'univers de ces personnages. Et quel univers ! Le monde de Margaux est un monde douillet et chocolaté. L'évocation de la texture et des goût des différents chocolat ne cesse de vous faire saliver. 
Les personnages sont très attachants surtout Jacqueline qui nous amène à se questionner sur la fin de vie et les conditions de celle-ci.


mercredi 12 juin 2019

Seul avec la nuit par Christian Blanchard





Que sommes-nous réellement prêts à faire pour sauver nos proches ?
Cette question, Éric de la Boissière se la pose tous les jours. Sa fille, Élodie, est atteinte d’une grave maladie rénale. Du fait de son groupe sanguin, ses chances de recevoir une greffe sont quasi nulles. Mais avec beaucoup d’argent… Élodie doit pouvoir être soignée, pense Éric. Dirigeant d’un établissement financier, il a entendu parler de réseaux parallèles permettant d’obtenir un organe sain de donneurs volontaires.
Que sommes-nous prêts à sacrifier pour sauver nos proches ?
Cette question, Gilles Patrick ne se l’était jamais posée. Mais depuis quelques semaines, ce grand chirurgien ne dort plus. Tandis qu’un revolver est braqué sur la tempe de son épouse et de sa fille, un groupe d’hommes le contraint à pratiquer de lourdes opérations sur de jeunes patients pourtant en pleine santé. Les circonstances ont beau être différentes, la raison qui a fait basculer ces deux hommes dans un autre monde est la même. Et si la volonté de sauver un proche n’était pas une raison suffisante ? D’une noirceur abyssale, le nouveau roman de Christian Blanchard explore les âmes compromises et pousse ses personnages, comme le lecteur, dans leurs pires retranchements. 

Mon avis

Ah enfin un roman qui réussi le tour de force à me tenir en haleine. Lu en une journée, cela a été difficile pour moi de le poser. Impossible de le lâcher.
On y croise une galerie de personnages hétéroclites mais qu'ont-ils en commun. Il y a tout d'abord Eric de la Boissière en attente d'une greffe du rein pour sa fille en dialyse depuis plusieurs années. On y rencontre également Gilles Paris chirurgien orthopédique qui se retrouve à mutiler de nombreux enfants afin de sauver sa propre famille. Que seriez-vous près à faire pour sauver ceux que vous aimez ? Telle est la question que pose ce roman d'ambiance.
Le climat est sombre et pesant et les atrocités subies par les jeunes patients se multiplient. Mais dans quel but ? Pourquoi ces jeunes réfugiés sont-ils mutilés?

Christian Blanchard traite très justement les questions de la condition des réfugiés et plus particulièrement celle des jeunes migrants. Le trafic d'organe est largement dénoncé dans ce roman.

Un roman addictif qui fait réfléchir. 

mardi 11 juin 2019

Un petit grain de sable par Petra Hülsmann

mercredi 29 mai 2019

Des rêves infinis par Karen Thompson Walker






Dans la petite ville universitaire de Santa Lora, en Californie du Sud, une maladie mystérieuse plonge les habitants dans un sommeil persistant. C’est d’abord Mei, jeune étudiante d’origine chinoise, qui découvre sa colocataire Kara en état de sommeil profond, qu’elle fait évacuer à l’hôpital. C’est ensuite au tour de Libby et Sarah, deux jeunes sœurs dont la mère est morte peu après leur naissance, de voir leur père frappé du même mal. Puis ce sera Rebecca, atteinte par la maladie – alors qu’elle porte en elle un fœtus qui va se développer pendant toute la durée de l’épidémie – qui dort sans discontinuer depuis cinq jours. Toute la ville est exposée. L’hôpital n’a plus de lits disponibles, la bibliothèque est réquisitionnée, des tentes sont installées sur les pelouses. Le lieu est mis en quarantaine, des soldats armés barrent l’entrée et la sortie de la ville. Si bien que Ben et Annie, un couple d’enseignants, venus de Brooklyn avec leur nouveau-né ne parviennent pas à s’échapper et vont être frappés à leur tour.
Quand ils se réveillent, nombre d’entre eux se rappellent de leurs rêves, qu’ils croient prémonitoires. Mais peu à peu, comme dans le cas de Ben, on s’aperçoit que ce sont des souvenirs entremêlés  de rêves. Et ces rêves, qui faisaient papillonner de façon énigmatique les paupières des dormeurs, sont peut-être des portes ouvertes sur des univers parallèles.
Avec justesse et sensibilité, l’auteur entraîne  ses lecteurs vers  des rêves infinis.


Mon avis

Je viens de terminer ce roman que j'ai lu d'une traite tant j'étais captivé par l'ambiance et le suspense digne du Fléau de Stephen King. Tout y est.
Dans la petite ville de Santa Lora une mystérieuse maladie est apparue. Les habitants sombrent petit à petit dans un sommeil profond. Rien ne semble pouvoir les réveiller. Petit à petit l'épidémie s'intensifie et les cas se multiplient. La ville est placée en quarantaine, nulle ne peut passer le cordon sécurité. L'Université est transformé en un vaste hôpital. Mais quelle est cette mystérieuse maladie et les malades vont-ils se réveiller un jour?

Comme je vous le disais j'ai été happée par cette histoire et l'ambiance tendue qui s'en dégage. En multipliant les personnages et en alternant ceux-ci, l'auteur tisse un roman à ambiance lourde: on suit chaque protagoniste en se demandant s'il ne sera pas le prochain dormeur.

Un bon moment de lecture avec de multiples personnages et une ambiance pesante.

samedi 25 mai 2019

Quand l'amour s'en mail par Tamara Balliana






Quand sa meilleure amie lui demande d’être son témoin de mariage, Solène est aux anges et décide de lui organiser un enterrement de vie de jeune fille dont elle se souviendra ! Pour cela, elle écrit à Léonie, surnommée « Léo », la sœur de la future mariée… Mais à cause d’une erreur de destinataire, c’est Léo, architecte parisien et homonyme de Léonie, qui lui répond !
Débute alors une correspondance qui devient de plus en plus personnelle à mesure que les jeunes gens se découvrent l’un l’autre. Mais quand Léo propose à Solène de se rencontrer enfin, elle refuse catégoriquement. Bien décidé à connaître le visage de sa mystérieuse amie virtuelle, Léo s’obstine… Solène lui cacherait-elle quelque chose ? La complicité qu’ils ont développée derrière leurs écrans résistera-t-elle à l’épreuve du réel ?

Mon avis

Encore une fois à l'occasion du challenge netgalley, je suis sortie de ma zone de confort pour me tourner vers une romance toute douce et toute en légèreté. Un récit sans prise de tête et qui fait du bien. C'est ainsi que j'ai découvert la plume de Tamara Balliana qui n'en est pas à son coup d'essai.

A l'occasion du mariage de sa meilleure amie Laetitia, Solène jeune femme dynamique  s'occupe d'organiser l'enterrement de vie de jeune fille de la mariée. Celle- ci s'est trompée en lui envoyant l'adresse de sa soeur Léonie. S'ensuivra une correspondance avec le mystérieux Léo Favre qui rapidement souhaitera rencontrer Solène et se trouvera destabiliser  par le refus de cette dernière. Pourquoi Solène refuse-t-elle de rencontrer le charmant Léo?

Bien que ce ne soit pas mon genre de prédilection j'ai trouvé cette romance divertissante. Elle m'a fait passer un bon moment de lecture. J'ai été sensible au fait que Tamara Balliana s'intéresse au poids des apparences et à l'acceptation de soi.

Un roman tout léger qui vous fera passer un bon moment.

mercredi 22 mai 2019

La Mémoire des vignes par Ann MAH






Pour faire partie des rares experts en vins certifiés au monde, Kate doit réussir le très prestigieux concours de Master of Wine. Elle fait pour cela le choix de se rendre en Bourgogne, dans le domaine appartenant à sa famille depuis des générations. Elle pourra y approfondir ses connaissances sur le vignoble et se rapprocher de son cousin Nico et de sa femme, Heather, qui gèrent l’exploitation. La seule personne que Kate n’a guère envie de retrouver, c’est Jean-Luc, un jeune et talentueux vigneron, son premier amour. Alors qu’elle se lance dans le rangement de l’immense cave, elle découvre une chambre secrète contenant un lit de camp, des tracts écrits par la Résistance et une cachette pleine de grands crus. Intriguée, Kate commence à explorer l’histoire familiale, une quête qui la mènera aux jours les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale et à des révélations très inattendues.

Mon avis

Je viens juste de finir ce livre et je dois avouer que je n'ai pas été déçue. En effet il contient tous les éléments que j'apprécie  dans un roman: une belle trame narrative, des secrets de famille, la présence du vin et de la vigne. Sans tomber dans les écueils du roman de terroir. L'histoire est passionnante. Kate, jeune américaine en formation pour devenir Master of Wine quitte son Amérique natale pour retrouver la terre de ses ancêtres. Elle loge chez son cousin Nico et sa famille en Bourgogne. En rangeant la cave du domaine Kate et son amie Heather vont retrouver les affaires d'Hélène, jeune femme ayant vécue durant la seconde guerre mondiale. Mais qui est cette jeune femme? A-t-elle un lien avec cette famille de vigneron? Comme vous l'aurez deviné de sombres secrets de famille se cachent derrière ces interrogations.

J'ai été séduite par la double chronicité présente dans ce récit puisqu'en plus de l'histoire de Kate on découvre celle de la mystérieuse Hélène à travers les vestiges de son journal intime. Le tout étant adroitement amené, sans rupture de rythme. Les écrits d'Hélène relatent les heures noires de l'occupation en Bourgogne et l'impact des nazis sur le milieu vinicole. Le tout étant largement documenté comme l'indique les références à la fin du livre.

Ce roman est littéralement a dégusté sans modération. L'immersion dans le monde viticole est totale. Tout y est : la couleur du vin, les termes des sommeliers, le tanin, la robe, les notes. On s'enivre des mots et de la poésie de la vigne. Bien que je n'ai aucune attirance pour le vin lui préférant comme vous le savez le thé, j'ai été transportée par les côtes de Beaune.

Le récit d'Ann Mah est une belle histoire avec des personnages pour la plupart attachants bien que certains soient totalement détestables à l'image de Virgine la belle mère . La jeune Hélène est une battante comme je les aime. Etudiante, qui se lance dans la résistance tout en aidant son père et en s'occupant de ses petits frères. c'est une jeune femme captivante par son dynamisme et sa combattivité.

Que dire à part que vous serez séduite si vous aimez les récits basés sur la seconde guerre mondiale et les secrets de famille. A consommer sans modération.

lundi 20 mai 2019

Ma vie, en plus sexy par Chiara Moscardelli





Encore une comédie pétillante par la plus déjantée des Italiennes ! Jeux de la chaise musicale et de la bouteille, premières boums, road trips à travers l’Europe… Chronique sans filtre d’une jeunesse dans les années 1990.


Longtemps, Chiara n’avait qu’un rêve : être une gatta morta, une séduisante mante religieuse déployant ruses et minauderies pour entraîner tous les hommes dans ses filets. Mais n’est pas manipulatrice qui veut. Malheureusement, Chiara est plutôt du genre spontané. Trop spontané. À côté, Bridget Jones passerait presque pour une femme fatale !
Alors qu’âgée de 33 ans elle s’apprête à se faire enlever une tumeur au sein, l’heure est venue pour Chiara de faire le bilan de sa vie. Et s’il n’est pas glorieux, il a le mérite d’être drôle. De l’adolescence à l’âge adulte, en passant par le lycée, la fac, une multitude de boulots, beaucoup de râteaux, et surtout une bande d’amis un brin névrosés mais dévoués, Chiara nous entraîne dans ses tribulations de serial gaffeuse à la recherche du job de rêve et du prince charmant.

Mon avis

Chiara Moscardelli nous livre un roman d'apparence légère dans lequel est fait le récit de sa jeunesse romaine et de sa quête du prince charmant.
Chiara a toujours rêvé d'être une femme fatale, une "gatta morta", une femme sur laquelle les hommes se retournent... Mais comme elle le dira, elle est née en siège...  Entourée de ses amies, elle voyage à travers le monde en quête de l'homme de sa vie et multiplie les déconvenues avec les hommes.
Chiara Moscardelli fait d'elle même un personnage à la Bridget Jones qui additionne les désillusions avec la gente masculine. Elle devient petit à petit une bonne copine utilisé par les hommes tel un kleenex qui ne font que passé un moment dans sa vie sans s'investir.
Le tout est traité avec beaucoup d'autodérision par l'auteur qui ainsi évite l'écueil de tomber dans le pathétique. Mais même si cela prête à sourire, cela dénote une mauvaise image d'elle même qui l'amène à accepter l'inacceptable de la part des hommes.

Chiara Moscardelli propose également une douce chronique des années 90 qui fait parfois grincer les dents de par la passivité de son personnage principale. Un bon moment de lecture qui questionne les rapports hommes/ femmes, tout en autodérision .

dimanche 19 mai 2019

De si bonnes amies par GENTRY Amy







Dana Diaz est comédienne de stand-up à Austin, Texas. Lorsqu’elle se lie d’amitié avec Amanda Dorn, programmeuse informatique, toutes deux se confient leurs terribles expériences dans des milieux presque exclusivement masculins – et notamment l’abus sexuel que Dana a récemment subi à Los Angeles. Amanda échafaude alors un plan parfait pour se venger de ceux qui les ont humiliées : chacune se chargera de punir l’agresseur de l’autre. Mais, rapidement, Dana s’interroge : jusqu’où peut-on aller dans la vengeance sans y perdre son âme ? « Un récit féroce qui satisfera pleinement ceux qui partagent la même rage contre l’injustice. » Kirkus. « Captivant ! Peu de livres réussissent aussi bien le pari de combiner actualité et fiction. » Entertainment Weekly.

Mon avis

De si bonnes amies est le second roman d'Amy Gentry. C'est une découverte pour moi puisque que je n'ai pas lu le précédent les filles des autres. Dans ce thriller psychologique Dana Diaz jeune comédienne et humoristique rencontre à la fin d'une de ses prestations une jeune informaticienne Amanda Dorn. Elles vont se confier leurs affreuses expériences avec les hommes. L'une et l'autre ont subi des violences et des agressions sexuelles. Elles vont s'allier pour se venger de leurs agresseurs. Le personnage de Dana, jeune latino, est très attachante et bourré d'humour. L'affrosité des agressions qu'elle a subit arrive presque à légitimer cette alliance violente et vengeresse. Amy Gentry arrive brillamment à travers ce thriller à dénoncer les violences faites aux femmes: viol, violences conjugales, agressions en tous genres souvent passées sous silence par les victimes.
Le duo malsain rend l'atmosphère de ce thriller assez pesante. Malgré tout, le texte présente des longueurs surtout dans la première partie où l'intrigue peine à se mettre en place.

jeudi 16 mai 2019

La librairie des rêves suspendus par Emily Blaine



Sarah, libraire dans un petit village de Charente, peine à joindre les deux bouts. Entre la plomberie capricieuse de l’immeuble, les murs décrépis et son incapacité notoire à résister à l’envie d’acheter tous les livres d’occasion qui lui tombent sous la main, ses finances sont au plus mal. Alors, quand un ami lui propose un arrangement pour le moins surprenant mais très rémunérateur, elle hésite à peine avant d’accepter. C’est entendu  : elle hébergera Maxime Maréchal, acteur aussi célèbre pour ses rôles de  bad boy  que pour ses incartades avec la justice, afin qu’il effectue en toute discrétion ses travaux d’intérêt général dans la librairie. Si l’acteur peut survivre à un exil en province et des missions de bricolage, elle devrait être capable d’accueillir un être vivant dans son monde d’encre et de papier…  Une rencontre émouvante entre deux êtres que tout oppose mais unis par un même désir  : celui de vivre leurs rêves.   

Mon avis 

C'est avec plaisir que je me suis plongée  dans ce roman bien que je doive avouer que sans le #challengenetgalley je ne m'y serai sans doute pas intéressée. La romance n'est pas mon genre de prédilection. Je dois vous confesser que j'ai été agréablement surprise par le texte d'Emily Blaine qui est d'ailleurs une spécialiste du genre. J'ai été séduite par sa plume simple et efficace. La librairie des rêves suspendus se lit très facilement et ne tombe pas dans l'écueil de la mièvrerie. Les personnages sont bien ficelés. On y rencontre une jeune libraire passionnée par son métier qui doit accueillir un acteur bad boy le temps de travaux d'intérêts généraux. Sa librairie est en péril et elle espère bien ainsi pouvoir la sauver. Maxime est un acteur ayant des difficultés avec les autres et recherchant les situations violentes. Saura-t-il s'apaiser au contact de Sarah ?

J'ai particulièrement apprécié de me retrouver immergée dans l'atmosphère d'une librairie et me suis reconnue dans l'attachement maladif de Sarah aux livres. Ce fut un bon moment de lecture, un livre feel good qui fait du bien. Je me suis surprise à penser que je pourrais en lire d'autres de cet auteure. C'est une lecture divertissante qui m'a changée entre deux lectures plus sombres.


mercredi 15 mai 2019

Les fleurs sauvages par Holly Ringland





Lorsqu’une tragédie change à jamais sa vie, la jeune Alice Hart, âgée de neuf ans, part vivre chez sa grand-mère qu’elle ne connaît pas. Quittant le bord de l’océan où elle a grandi, elle trouve refuge dans la ferme horticole de June, où celle-ci cultive des fleurs sauvages d’Australie.
Au fil du temps, Alice oublie les démons du passé et apprend à perpétuer la tradition familiale en utilisant le langage des fleurs pour remplacer les mots lorsqu’ils se font trop douloureux.
Mais l’histoire des Hart est hantée par de nombreux secrets que June cache à sa petite-fille. Une sorte
de fatalité semble accabler les femmes de leur famille, aussi June préfère-t-elle tenir Alice à l’abri de la vérité, quitte à la tenir à distance de l’amour.
Une fois adulte, révoltée par ce silence et trahie par celles qui lui sont le plus chères, Alice se rend compte qu’il y a des histoires que les fleurs seules ne peuvent raconter. Si elle veut être libre, elle doit partir et inventer l’histoire la plus importante de toutes : la sienne…


Mon avis

Dans le cadre du #challengenetgalley2019 j'ai sollicité ce roman auprès de  l'éditeur : les éditions Mazarine. C'est une fois encore la couverture et la 4éme de couverture qui m'ont séduites. Mais malheureusement ce ne fut pas le coup de coeur espéré.
Il s'agit avant tout de l'histoire d'Alice qui va être recueillie pas sa grand- mère après le décès brutal de ses parents. Elle va grandir au sein d'une ferme un peu particulière puisqu'il s'agit d'une ferme horticole.
Ce roman est avant tout une quête d'identité celle d'Alice qui va grandir et vieillir au fil des pages pour pouvoir enfin découvrir les secrets que lui cache sa famille et plus particulièrement sa grand-mère.
Il est important de noté le super travail éditorial qui a été effectué au niveau de la mise en page du roman. On y trouve des gravures de fleurs sauvages ainsi que leur signification ce qui n'est pas sans rappelé les herbiers et les livres de botanique.

J'ai beaucoup aimé la dernière partie du roman avec ses grandes descriptions de paysages et les péripéties d'Alice. Malgré tout je dois avouer que j'ai eu du mal à entrer dans le récit et me suis un peu ennuyée au début. 

Ce livre est avant tout une invitation au voyage, on traverse de très beaux paysages australiens et on est transporté par l'omni  présence des fleurs au sein de cette ferme horticole.
 

dimanche 12 mai 2019

Un coin d’azur pour deux par Emma Sternberg





UNE ÎLE DE RÊVE, DEUX CŒURS EN SOUFFRANCE, ET UN AMOUR INACCOMPLI…
« Un été à Capri ? Recrute assistante pour travaux de documentation et de lecture. »
Lorsqu’elle tombe sur cette annonce, Isa saute sur l’occasion.
Qu’a-t-elle a perdre ?
Alex l’a quittée et son nouveau job lui fait amèrement regretter la librairie ou elle travaillait.
À son arrivée en Italie, Isa découvre qu’elle a été engagée par la célèbre romancière Mitzi Hauptmann qui, a plus de 70 ans, a besoin d’aide pour rédiger ses mémoires. En écoutant Mitzi lui raconter sa vie dans sa superbe villa surplombant l’azur, la jeune femme comprend bien vite qu’elle est hantée par un regret.
Il y a bien longtemps, elle a laissé filer l’amour de sa vie. Et s’il n’était pas trop tard ? 

Mon avis

 Je dois bien avouer que c'est avant de  tout la couverture de ce roman qui m'a séduite en premier: un beau bleu azur très accrocheur constellé de citrons et de fleurs. Puis je me suis tournée vers le résumé qui a fini de me convaincre de solliciter ce livre auprès de l'éditeur, les Editions de l'Archipel. C'est avec plaisir que je me suis plongée dans la lecture de ce roman feel good aux douces notes de vacances comme l'indique le titre. On y croise Isa, 35 à un tournant de sa vie. La librairie dans laquelle elle travaillait à fermer et elle vient de vivre une séparation. Isabel va tomber sur l'annonce de Mitzi, romancière de 75 ans vivant à Capri, qui souhaite employer une secrétaire pour l'aider à rédiger ses mémoires. En prime l'heureux employé passera un été à Capri. Isa va bien sûr postuler pour ce poste.

Comme vous l'avez deviné, Un coin d'azur pour deux est une invitation au voyage. L'île de Capri, sa langue, ses couleurs, l'évocation de ses paysages, sa douceur de vivre, tout y est et vous emporte loin sur cette île au large de l'Italie.

L'évocation des mémoires de Mitsi permet à Emma Sternberg de mettre en place une double temporalité. En effet la jeunesse difficile de la romancière est largement présente, ce qui m'a beaucoup plu. Mitsi est une vieille dame dynamique et attachante dont la vie a été émaillée de multiples péripéties. rapidement un lien très fort va se créer entre elle et Isabel.

Malgré son apparente légèreté, Un coin d'azur pour deux aborde des sujets importants: la stérilité à travers le personnage d'Isa qui ne peut pas voir d'enfants et se voit contrainte de se séparer de son compagnon, mais également les relations familiales difficiles.
J'ai été particulièrement touchée par la présentation la dyslexie et des troubles de l'apprentissage de Mitsi. Pendant son enfance et son adolescence est s'est sentie inférieur aux autres et a subi de multiples moqueries. Bien qu'elle soit romancière Mitsi doit faire de multiples efforts pour lire et pour écrire.

Emma Sternberg nous propose un roman pétillant, un concentré de bonne humeur, qui derrière des aspects légers nous fait réfléchir sur des sujets de société.

vendredi 10 mai 2019

Ciao Bella par Serena Guiliano

Grandir, pardonner et manger des pâtes.
" J'ai peur du chiffre quatre. C'est une superstition très répandue en Asie. Le rêve ! Enfin des gens qui me comprennent ! Je devrais peut-être déménager...
– Vous avez beaucoup d'autres phobies ?
– Vous avez combien d'années devant vous ? "

Anna a peur – de la foule, du bruit, de rouler sur l'autoroute, ou encore des pommes de terre qui ont germé... Et elle est enceinte de son deuxième enfant. Pour affronter cette nouvelle grossesse, elle décide d'aller voir une psy.
Au fil des séances, Anna livre avec beaucoup d'humour des morceaux de vie. L'occasion aussi, pour elle, de replonger dans le pays de son enfance, l'Italie, auquel elle a été arrachée petite ainsi qu'à sa nonna chérie. C'est toute son histoire familiale qui se réécrit alors sous nos yeux...
À quel point l'enfance détermine-t-elle une vie d'adulte ? Peut-on pardonner l'impardonnable ? Comment dépasser ses peurs pour avancer vers un avenir meilleur ?

Attention, la lecture de Ciao Bella pourrait avoir des conséquences irréversibles : parler avec les mains, écouter avec le cœur, rire de tout (et surtout de soi), ou devenir accro aux pasta al dente.


Mon avis

Je suis heureuse de partager avec vous un de mes coups de coeur du moment. Il s'agit du premier roman de Serena Guilliano, dans lequel Anna enceinte de son second enfant décide de consulter une psychiatre afin de surmonter un premier accouchement catastrophique. L'auteur nous narre sous forme de dialogue avec son analyste ses pérégrinations mentales. Anna au fil des années va apprendre à mieux se connaître et à apprivoiser ses zones d'ombre et revenir sur son premier accouchement. C'est avec beaucoup d'humour et d'autodérision de la part d'Anna que Serena Guiliano va traiter les peurs et les angoisses de son personnage principale. Elle en fait une héroïne attachante proche du lecteur. Pour ma part je me suis reconnue sous  certains de travers de notre belle italienne.

L'humour est la caractéristique principale de ce roman. La plume de l'auteur est pétillante et allègre. Serena Guiliano nous entraine telle une bonne copine dans son sillage. J'ai souris  à l'évocation de Virginie Grimaldi, Sophie Henrionnet et Cynthia Kafka que je suis sur les réseaux sociaux. J'ai en effet beaucoup aimé retrouver dans ce roman leurs pérégrinations sur la Côte Basque, bien qu'il ne s'agisse pas d'une autobiographie.

J'ai particulièrement été touchée par la relation qui lie Anna et sa Nonna (sa grand- mère).
On voyage à travers ce roman: l'Italie, ses plats typiques, sa langue chantante et cette incroyable Nonna.
A travers l'introspection de notre héroïne, Serena Guiliano va questionner les liens filiaux et les relations intergénérationnelles.

On rit, on sourit, on pleure avec l'auteur, mais surtout on passe un agréable moment. Un véritable coup de coeur, j'étais triste de l'avoir déjà terminé, ce qui est plutôt bon signe.